LE DEFI EST LANCE DU MARDI 29/06 AU JEUDI 7/06 INCLUS.

 

A l'initiative de Stéphanie, éducatrice de la classe 6-11 ans, suite à la proposition de Julie assistante dans la classe 3-6ans de la lecture d'un article qu'elle a lu rapportant un défi de 10 jours sans écrans (télévision, jeux vidéo, ordinateur) nous avons décidé de lancer ce défi à nos élèves. 

 

Lors de la réunion d'information organisée le 15 mai à l'école nous avons donné les dernières consignes pour le déroulement du défi. Katja Heinisch (maman de deux èlèves à l'école et créatrice de l'entreprise Le Petit Manuel) s'est associée à notre démarche pour proposer une opération "10 jours avec tes mains".  Elle a proposé l'achat d'une pochette de 10 enveloppes contenant des activités variées.  Pour un aperçu et suivre son blog cliquez ici:  http://www.lepetitmanuel.com/blog.

 

Après échange concernant la place des écrans dans nos foyers, nous avons convenu de mettre en ligne ici le lien qui permet de voir une conférence donné par Michel Desmurget http://conxientia.fr/non-classe/une-conference-de-michel-desmurget-sur-la-tv-lobotomie-et-les-effets-sur-la-sante-10770 auteur du livre TV Lobotomie.

 

 

Voici le résumé des dernières consignes dans une lettre adressée au parents d'élèves:

 

Chers parents, Le Défi des 10 jours sans écrans aura lieu du mardi 29 mai au jeudi 7 juin inclus.

Les effets délétères des écrans sur les enfants et leur cerveau en construction sont multiples ; il est, entre autres, scientifiquement prouvé que l’exposition de nos enfants à la violence de la télé et des jeux vidéo augmente la fréquence des paroles et des gestes violents.

Ce Défi a pour objectif de réduire les gestes et les paroles violentes chez les enfants.

Nous vous rappelons que le Défi, initialement lancé aux enfants, ne peut être réalisé sans une totale adhésion et une véritable implication de votre part !

Vous trouverez ci-dessous le rappel du déroulement du Défi ainsi que des différents outils à disposition :

- avant le défi, chaque enfant (si besoin aidé de ses parents) consigne sa consommation télévisuelle quotidienne (émissions, films et jeux vidéo) sur une période de 10 jours (du jeudi 17 au samedi 25 mai inclus). S’il vous plait, notez la consommation réelle ou alors abstenez-vous !

La consommation est enregistrée sur Ma grille horaire avant et pendant le Défi.

- pendant le Défi, l’enfant (si besoin aidé de ses parents) complète chaque jour sa grille individuelle en y inscrivant sa cosommation quotidienne.

La consommation est enregistrée sur la même grille : Ma grille horaire avant et pendant le Défi.

L’enfant (si besoin aidé de ses parents) remplit également son Journal de bord avec les activités qu'il réalise à la place de regarder un écran.

- Chaque enfant a donc à disposition deux documents :

- Ma grille horaire avant et pendant le Défi

- un Journal de bord.

- Vendredi 8 juin, lendemain du dernier jour du Défi, chaque enfant apporte sa grille horaire et son journal de bord. Un bilan personnel et/ou collectif sera fait en classe, en fonction de l’âge des enfants. Pour les plus grands, un échange en classe, à partir d’un questionnaire conçu à cette fin, permettra également aux élèves d’évaluer leurs 10 jours sans écran ; ces différents documents serviront de matière première pour un traitement mathématique (pourcentage, représentations graphiques…).

- Au cours de la semaine suivant le Défi, un questionnaire vous sera envoyé pour faire votre propre bilan. Un deuxième questionnaire pourra être envoyé plus tard, pour connaître les nouvelles habitudes de consommation de télé et recueillir votre avis sur l’utilité du Défi.

 

Pour vous accompagner dans la réalisation de cet exploit de 10 jours sans écran, vous trouverez ci-joint une liste (non exhaustive) d’idées d’activités élaborée par les enfants, les parents et l’équipe pédagogique.

Nous restons à votre disposition pour toute information supplémentaire. Si vous rencontrez des difficultés lors de ce Défi, n’hésitez surtout pas à en parler à d’autres parents ou à l’équipe pédagogique.

Nous vous remercions de votre collaboration et vous souhaitons une belle aventure !

 

Bien cordialement,

 

Stéphanie Marchand

éducatrice 6/12 ans

 

Marie Huguenin (journaliste au journal Sud Ouest) a très gentiment accepté notre invitation à assister à cette réunion "pré-défi".  Pour lire son article parru dans le journal Sud Ouest du 18 mai cliquez ici http://www.sudouest.fr/2012/05/18/dix-jours-sans-ecrans-718554-2939.php

Un article a été également publié sur le site du journal web collaboratif Bordeaux Gazette que vous pourrez lire en cliquant sur ce lien: http://www.bordeaux-gazette.com/La-dizaine-sans-ecrans.html

 

 

 

 La lettre adressée aux parents pour présenter le défi:

Latresne,

le 4 avril 2012

 

Chers parents,

 

Parce que la santé psychique, mentale et physique de vos enfants nous préoccupe, parce que l’enfant est l’avenir de l’homme et que nous oeuvrons pour construire une nation de paix, humaine et respectueuse, nous aimerions vous faire part de nos réflexions et de nos lectures…

 

Nous voudrions attirer votre attention sur un sujet qui nous tient à cœur : la télévision et, de façon plus générale, les écrans.

 

Nous côtoyons au quotidien des enfants avec des difficultés d’attention, de concentration et/ou de mémorisation, des enfants qui n’ont pas le goût de l’effort et veulent tout, tout de suite, des enfants qui n’ont pas suffisamment de mots pour exprimer leurs pensées et leurs émotions et sont contraints de recourir à l’agressivité et la violence pour se faire entendre. Dans tous ces domaines, la télévision a un impact lourdement négatif.

Les écrans -et tout particulièrement la télévision- sont omniprésents dans notre quotidien. Or, les effets délétères des écrans sont aujourd’hui scientifiquement avérés, comme le démontre Michel Desmurget dans son récent ouvrage TV lobotomie La vérité scientifique sur les effets de la télévision (Max Milo, 2011).

Ce chercheur en neurosciences affirme que les enfants et les adolescents sont les plus touchés, aussi bien dans leur développement intellectuel que dans leur construction psychique :

·         « La télévision constitue du point de vue ontogénétique un temps stérile, parfaitement inutile. Elle n’enseigne rien, ne câble rien et, en dernière analyse, ne sollicite aucune des compétences fondamentales que le cerveau en formation doit construire. L’encéphale ne s’organise pas en observant le réel, mais en agissant sur lui. »

·         La télévision est loin d’être un loisir anodin, en termes sanitaires : obésité, tabac, alcool, sommeil.

·         « L’effet délétère de la télévision sur l’agressivité est aujourd’hui solidement établi d’un point de vue scientifique. Globalement, trois effets majeurs des contenus audiovisuels violents ont été démontrés : (1) désensibilisation : le spectateur apprend progressivement à tolérer sans sourciller des niveaux de violence de plus en plus marqués ; (2) syndrome du grand méchant monde : le spectateur s’imprègne graduellement de la conviction selon laquelle le monde environnant est hostile et dangereux ; (3) agressivité : le spectateur se comporte de manière plus violente et agressive, aussi bien à court qu’à long terme. »

 

 

Un article paru dans le magazine de la CAF Vie de Famille en février 2012 renvoie aux mêmes problématiques et aux mêmes accusations. Nous en reproduisons une partie ci-dessous.

 

Un obstacle au lien familial.

Scènes aujourd'hui banales de la vie quotidienne. Une mère donne le biberon à son bébé en regardant la télévision. Un père se promène avec son enfant en lisant des SMS. À un repas de famille, un ado joue avec sa console à table. Au lit, chacun pianote sur son ordinateur portable. C'est grave, docteur ? Ennuyeux, plutôt.

« Dans toutes ces situations, les écrans font littéralement écran aux relations humaines, ils séparent, ils isolent et empêchent toute communication », remarque Michaël Larrar (1), pédopsychiatre.

« Les enfants ne se sentent plus exister dans le regard des parents qui se porte ailleurs, capté par des images, des messages. Le couple n'a plus d'intimité. La famille est éclatée et chacun se retrouve dans une profonde solitude face à ses problèmes et ses angoisses », décrit Anne Gatecel (2), psychologue. Ces effets nuisibles ne sont pas toujours faciles à cerner: chacun prend du plaisir dans sa bulle, avec son écran.

 

Au détriment du reste…

Le temps libre n'étant pas extensible, les heures passées devant les écrans sont autant de temps qu'on ne consacre pas à d'autres activités. Logique. Et que se passe-t-il quand la totalité des loisirs est occupée par les seuls écrans ?

« Le développement psychologique, affectif et moteur du petit enfant en pâtit, prévient la psychologue Anne Gatecel. Chez un tout petit, tous les apprentissages passent par le jeu. Il a besoin de manipuler des formes pour apprendre à les reconnaître dans leur trois dimensions, de faire des puzzles pour travailler sa motricité fine, de construire des tours en cubes pour expérimenter les lois physiques, de faire du vélo, de taper dans un ballon, de sauter pour apprendre à connaître son corps, ses possibilités et ses limites. »

L'abus d'écrans nuit aussi à l'imaginaire, à ces moments privilégiés où l'enfant s'invente des histoires en manipulant ses jouets. « Ces petits scénarios personnels permettent à l'enfant de mettre en scène des événements un peu compliqués qu'il a vécus et qu'il a du mal à dépasser, l'aident à trouver ses propres solutions pour lutter contre ses angoisses. Il apprend ainsi l'autonomie », analyse le pédopsychiatre Michaël Larrar. Chez l'enfant plus grand, les effets néfastes ne sont pas moins nombreux. « Les jeux vidéo et les dessins animés habituent à un état d'excitation mentale permanent. Du coup, toutes les autres activités ludiques perdent leurs attraits à ses yeux car elles paraissent lentes et ennuyeuses », note Michaël Larrar. Et le cercle vicieux se referme… Quant aux ados, il leur faudrait une volonté de fer pour ignorer les SMS, les alertes sur les réseaux sociaux et les attraits du jeu vidéo pour se consacrer à leur travail scolaire, rarement pourvoyeur de satisfactions immédiates.

Des ennemis de l'attention

De plus en plus d'enfants et d'adultes souffrent de problèmes de concentration. La faute aux écrans ? Michel Desmurget (3), chercheur en neurosciences, l'affirme, études à l'appui : « Notre attention fonctionne selon un double système. Un système automatique : c'est le monde extérieur qui vient la stimuler mécaniquement en dehors de tout effort conscient. Et un système volontaire : c'est le sujet qui la dirige sciemment et la maintient sur un élément de son environnement. Or, les formats audiovisuels rapides (télévision, jeux vidéos) hypertrophient le premier système au détriment du second : le cerveau prend l'habitude d'être stimulé de l'extérieur pour relancer sa vigilance et son intérêt, il devient incapable de maintenir son attention par lui même. » Pas idéal pour être performant en classe ou au travail…

 

1. L'auteur de Accros aux écran (ed.Prisma) Voir aussi son site www.psycatrices.com

2. Auteur avec Carole Renucci, de Amour, enfant, boulot…comment sortir la tête de l'eau (éd. Albin Michel)

3. In cerveau et psycho n° 47, septembre-octobre 2011. Il est aussi l'auteur de TV Lobotomie.

 

Magazine "Vies de Famille"

Numéro de février 2012

 

 

Beaucoup d’experts tirent la sonnette d’alarme et, à l’initiative de Jacques Brodeur, des écoles de par le monde proposent de suivre le Défi : 10 jours sans écran.

Nous voulons nous aussi lancer un Défi extraordinaire à tous les enfants de l’école :

le défi de la dizaine sans télé ni jeu vidéo

 

Que diriez-vous de tenter l’expérience ensemble ?

Attention, il ne s’agit pas d’une punition mais d'un DÉFI. Un défi difficile à relever sans votre aide. Ce n'est pas tous les jours que des enfants et leurs parents peuvent réaliser ensemble un tel exploit. Vous doutez des résultats ? Vous croyez que vos enfants n'y parviendront pas ? Vous aimeriez essayer ? Comment ?

Pour répondre à toutes ces questions et plusieurs autres, vous êtes invités à une importante réunion, accompagnés ou non de vos enfants, le mardi 15 mai à 18h30, à l’école.

 

Merci de votre collaboration !

 

Bien cordialement,

 

                                                                                 Stéphanie Marchand

pour l’équipe du Jardin des Enfants